Volont’R : du nouveau dans l’R

Le programme « Volont’R » vise à favoriser l’intégration culturelle et socioprofessionnelle des jeunes réfugiés de 18 à 25 ans via un engagement en Service Civique. Un « R » qui sonne comme « réfugié et protection subsidiaire » : deux statuts avec lesquels les jeunes concernés peuvent s’engager.

Unis-Cité expérimente depuis 3 ans l’accueil en Service Civique de jeunes sous protection internationale, et a été sélectionné par la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DiAir) pour accueillir à l’échelle nationale 290 jeunes bénéficiaires de cette protection.

Cet engagement en Service Civique permet d’apporter une ressource aux jeunes réfugiés tout en participant à leur intégration, leur recherche de formation, d’emploi ou de logement… Des étapes difficiles sans accompagnement et maîtrise de la langue française notamment.

Derrière le programme national « Volont’R » se déclinent trois modalités opérationnelles : Coop’R – Accel’R – Intermédi’R.

  • Coop’R : un programme dédié sur lequel s’engage une équipe mixte composée de 10 jeunes français et 10 jeunes réfugiés
  • Accel’R : l’intégration de jeunes réfugiés au sein d’une équipe de volontaires francophones
  • Intermédi’R : l’accueil de jeunes réfugiés en équipe avec des jeunes français, en intermédiation, c’est-à-dire au sein de structures externes, demandeuses d’accueillir des volontaires, appuyées par Unis-Cité

Le point commun de ces trois formules d’accueil étant de consacrer une journée par semaine à l’intégration des volontaires réfugiés via des cours de français, des ateliers ludiques et artistiques, la découverte de lieux ressources… Un accompagnement renforcé sur les démarches administratives et sur le projet d’avenir des volontaires est également apporté par un coordinateur d’équipe dédié.

Dans la région Auvergne Rhône-Alpes, 37 volontaires réfugiés sont mobilisés en 2019-2020 sur le programme Volont’R en partenariat avec la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DiAir), l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS), et les Directions départementales de la cohésion sociale (DDCS).

Soutien à l’intégration pour les allophones et enrichissement interculturel pour les francophones : l’expérience partagée se présente marquante des deux côtés, comme en témoigne Amin Kentar, volontaire sur le programme « Cinéma & Citoyenneté ». à Lyon en 2018 :

Je suis arrivé à Lyon en janvier 2017 depuis la Syrie. J’ai obtenu le statut de réfugié politique et une carte de séjour pour 10 ans.

J’ai directement cherché quelque chose à faire et j’ai trouvé la mission de Service Civique « Cinéma & Citoyenneté » d’Unis-Cité sur internet. J’étais photographe en Syrie et le cinéma m’intéressait beaucoup.

Lorsque j’ai rencontré l’équipe d’Unis-Cité, je ne parlais pas français mais seulement anglais et arabe, ma langue maternelle. J’ai suivi deux mois de cours de Français, j’ai regardé des vidéos sur Youtube mais ce sont surtout les journées passées avec mon équipe d’Unis-Cité, à parler Français, qui m’ont permis de progresser.

J’ai aussi découvert le monde des jeunes Français : leurs habitudes, le système scolaire et législatif, la culture, la ville de Lyon…

En retour, mon équipe était très intéressée par la situation en Syrie, j’ai pu leur expliquer la dictature et la révolution en cours.

Ensemble, nous avons organisé de nombreux ciné-débats et le film qui m’a le plus marqué reste « Nous trois ou rien » puisqu’il évoque la situation de réfugiés iraniens, le fait de quitter son pays, de se reconstruire en France sans maîtriser la langue… un vécu proche du mien en tant que réfugié syrien.

Je travaille actuellement dans une entreprise lyonnaise spécialisée dans la production de vitrage pour l’aéronautique.

Unis-Cité était l’étape parfaite pour commencer ma vie en France.

Les Ecovolonterre de Savoie font entendre leur voix

Les présentations posées en janvier laissaient présager une intense saison d’actions. Après 8 mois de belles réalisations, voici venu le temps de laisser la parole aux « Ecovolonterre », louveteaux engagés pour la biodiversité ; ils vous en touchent deux mots en vidéo.

De nombreuses actions – appuyés par la plateforme jagispourlanature.org – ont été menées les mois derniers dans le cadre de ce projet soutenu par la Fondation pour la Nature et l’Homme : du ramassage de déchets en plaine et en station savoyardes jusqu’à l’aménagement d’espaces verts partagés à Ambérieu-en-Bugey.

Amandine, « Ecovolonterre » à Chambéry, partage un témoignage sincère auquel s’ajoute celui d’un partenaire – Mountain Riders – qui a accompagné les volontaires au cours de l’année sur des actions de sensibilisation et de bénévolat nature grand public.

Tendez l’oreille, vous pourriez même entendre avec délice le chant des oiseaux pour lesquels ils agissent.

« A mes yeux, de plus en plus de citoyens sont sensibles à la protection de la biodiversité et de notre environnement, mais encore beaucoup, voire une majorité de personnes, sont encore insensibles aux problématiques auxquelles nous serons confrontés dans les années à venir. Grâce à nos actions, nous montrons à ces personnes que se mobiliser pour la planète n’est pas très difficile, qu’importe l’âge ou les origines. Nous permettons aussi à des associations de protection et de sensibilisation de la biodiversité de se faire connaître auprès du grand public. » Camille, « Ecovolonterre » à Chambéry

Témoignage authentique d’un « Jeune Citoyen du Numérique »

Alexandre Plent est engagé dans l’Ain en tant que Jeune Citoyen du Numérique au sein d’une « clique » qui réalise des actions multiples. Il nous livre son témoignage, connecté à sa réalité, et mis à jour suite à 6 mois de mission.

  • Quelles étaient tes motivations pour t’engager sur cette mission ?

Alexandre : « Mes motivations pour m’engager pour cette mission étaient dans un premier temps ma passion pour le domaine scientifique et notamment celui de l’intelligence artificielle et de la robotique, et aussi le fait que j’adore apprendre de nouvelles choses, et partager mon savoir. Dans un second temps, le fait que je me sente plutôt naturellement à l’aise avec un public jeune. »

  • Quelles actions as-tu réalisées dans le cadre de ce projet ? Peux-tu nous décrire une ou deux journées type ?

Alexandre : « Dans le cadre de ce projet, notre équipe à réalisé plusieurs interventions dans différentes structures (MJC d’Ambérieu-en-Bugey, Centre Social Le Lavoir… ndlr), sur différents thèmes avec des jeunes différents. Une première journée type que je pourrais décrire est la journée de préparation d’animation, où nos cerveaux carburent toute la journée pour trouver un tas d’idées. Si pendant les premiers mois nous avions un starter pack d’animation bien ficelé (ateliers de code avec Scratch, ateliers Voyageurs du Numérique (BSF), ateliers Intelligence Artificielle Custom Vision…ndlr), nous avons décidé en cours de route de nous renouveler et de chercher de nouvelles idées d’animations. Une deuxième journée type est une journée d’animation. Pendant 2/3 heures, on échange avec les jeunes, on tient à ce que ces temps soient vraiment interactifs. »

  • Quels instants liés à ce projet t’ont particulièrement marqué ?

Alexandre : « Je me rappelle d’une bénéficiaire, une jeune fille à qui on avait donné comme à ses camarades, une fiche de fin d’animation suite à 3 semaines d’intervention. Il était demandé aux enfants ce qu’ils avaient retenu des animations. Alors que la plupart des autres enfants n’ont pas répondu, elle a noté un élément important, même clé, en nous remerciant également à la fin de la fiche, et cela m’a particulièrement ému. J’ai réalisé pour la première fois l’impact de ce que je pensais être de simples animations ; d’autant plus que souvent, le public féminin est peu présent dans cette thématique, ce qui est fort regrettable. »

  • Qu’as-tu appris à travers ce projet ?

Alexandre : « J’ai appris quelques notions autour du numérique, mais le plus important selon moi a été l’apprentissage au niveau du travail en équipe ainsi qu’au niveau de la gestion des projets. Travailler avec les autres est un apprentissage à part entière dans notre vie, il faut être, selon moi, humble, et toujours équilibré, partager ses idées sans les imposer, maintenir une bonne ambiance sans mélanger le personnel, ce qui n’est pas souvent évident. Quant à la gestion des projets, même si une animation ne semble pas forcément élaborée, c’est un travail qui demande une précision d’orfèvre (et j’exagère à peine !), il faut vraiment tout prendre en compte, encore plus quand on souhaite réaliser une animation interactive ; penser à chaque question/réponse d’un enfant, être sûr de ce que l’on fait et être en accord avec le sujet, avec ce que l’on dit. C’est un travail bien plus important que ce que j’imaginais. »

  • Perçois-tu l’utilité de ton action auprès du public rencontré ?

Alexandre : « De par l’exemple que j’ai pu citer plus haut, j’ai pris conscience de cet impact et aujourd’hui je le ressens. Mais il arrive aussi que je puisse voir certains jeunes déçus par un ou plusieurs éléments, donc c’est pour ça qu’on tente constamment de se réinventer dans notre équipe, qu’on essaye au maximum de ne pas rester sur un échec, et qu’on fait tout pour que nos animations soient interactives, même si on sait qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, surtout que les enfants sont très exigeants ! »

Le programme « Jeune Citoyen du Numérique » est soutenu à l’échelle nationale par Microsoft Philantropies.