« Être utile » aux côtés du Groupe APICIL

En juillet dernier, l’heureux bilan de l’engagement de 12 volontaires avec le Centre Communal d’Action Sociale de la Ville de Lyon – soutenu financièrement par le Groupe APICIL – était dressé et les encouragements pour poursuivre l’action de ces derniers adressés. Au sein de chacun des quatre EHPAD (Etablissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) concernés, les volontaires ont apporté leur créativité et envie d’aider, aboutissant au souvenir de beaux mois partagés.

A l’occasion de cette nouvelle rentrée, le Groupe APICIL renouvelle son soutien pour l’engagement de volontaires en dupliquant les établissements partenaires au sein de la Métropole de Lyon.

Une fois encore, la lutte contre l’isolement des résidents séniors demeure l’impact souhaité. Les animations déployées dans les établissements bénéficient au fil des années d’une réflexion poussée pour s’adapter aux envies des aînés.

Ainsi, au sein des trois nouveaux EHPAD dans lesquels sont engagés 12 volontaires dès novembre et dans un quatrième établissement en janvier, le ludique s’associe au civique. Une ludothèque sera créée au sein de l’EHPAD Les Hibiscus ; tandis que du côté de Colline de La Soie, les volontaires mettront en œuvre, avec la médiathèque, un projet au tour de la mémoire des résidents.

Nathalie Gateau, Directrice RSE et Mécénat Social du Groupe APICIL, confirme l’importance de l’engagement de la jeunesse auprès des séniors.

  • En cette rentrée 2019, pourquoi le Groupe APICIL a-t-il choisi de renouveler son soutien pour l’engagement de volontaires au sein d’EHPAD de la Métropole de Lyon ?

Tout d’abord, (ce renouvellement se justifie par) les excellents résultats constatés lors de la première expérimentation commune et surtout la nécessité prégnante de rompre l’isolement des personnes âgées. Il est par ailleurs indispensable d’entretenir la mixité inter-générations dans une actualité de plus en plus clivante.

  • Qu’apportent les volontaires engagés en Service Civique auprès des séniors d’après vous ? 

C’est une fenêtre sur l’extérieur, la possibilité d’acquérir de nouvelles technologies pour certains, de comprendre l’évolution du monde pour d’autres. C’est aussi une stimulation intéressante qui n’est pas forcement possible avec un membre de la famille.

  • En quoi cette expérience peut-elle faire la différence lors d’une recherche de formation ou d’emploi ?

Je suis particulièrement attentive à toutes ces mentions « périphériques » dans un C.V. car pour moi plus que les diplômes c’est ce savoir être que je recherche. Cela atteste de l’engagement, de la volonté d’aller vers l’autre donc un esprit ouvert et a priori généreux.

Les Support’Air ligués à la Métropole aidante

Les « Support’Air » répondent à l’appel criant des aidants en s’engageant à leurs côtés ainsi qu’à ceux de leurs aidés. Une mission financée par Malakoff Médéric Humanis, partenaire majeur d’Unis-Cité.

L’implication d’Unis-Cité et de Malakoff Médéric Humanis  sur ce sujet s’éclaire par un bref retour en arrière. Initié dans les Hauts de France où des volontaires Unis-Cité aidaient des familles avec des enfants en situation de handicap, le programme « Famille en Harmonie » permettait, l’engagement de volontaires aux côtés d’aidants et d’aidés. En 2018, Humanis a souhaité accentuer son engagement sur l’aidance, sollicitant ainsi Unis-Cité pour penser un programme de Service Civique dédié.

Ainsi, « Les Support’Air, des jeunes auprès des aidants et de leurs aidés » sont lancés en 2019, en parallèle de la fusion entre les deux groupes Malakoff Médéric et Humanis. A Lyon, la première rentrée des 16 « Support’Air » est programmée ce 05 novembre.

En binôme, les volontaires partagent des temps de loisirs à domicile, de partage et de convivialité, avec les aidants et les aidés. Ils se mobilisent deux jours par semaine sur des actions collectives, en établissement ou au sein d’associations et s’intègrent ainsi dans un réseau de professionnels notamment regroupé sur le site Métropole Aidante, lancé cette année par la Métropole de Lyon en parallèle d’un lieu d’accueil – ouvert dès décembre 2019.

Des solutions existent pour que le quotidien des aidants ne soit pas intégralement consacré à leur(s) proche(s) aidé(s) et que ces derniers retrouvent du temps pour euxCes solutions sont parfois méconnues ou difficiles à mettre en place ; ainsi Métropole aidante ambitionne de regrouper les acteurs mobilisés aux côtés des aidants.

En France, près d’une personne sur cinq est aidant(e). Soit 8,3 millions d’aidants qui accompagnent dans leur vie quotidienne un proche en situation de vulnérabilité ou de dépendance (personnes âgées, en situation de handicap, atteintes de maladies lourdes…).

165 000 aidants sont répertoriés sur le territoire de la Métropole de Lyon.

KIOSC, à la une !

Dans l’actualité de notre activité : l’ouverture de trois KIOSC dans la région (Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon) ! On se presse de vous expliquer…

L’ouverture de ces KIOSC intervient suite la sélection du projet d’Unis-Cité – aux côtés d’autres projets associatifs au service des quartiers prioritaires – au « Tremplin Asso », lancé par le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET).

Qu’est-ce qu’un KIOSC ?

Un Kiosque d’Information et d’Orientation pour le Service Civique (KIOSC) vise à sensibiliser au service civique les jeunes habitants des quartiers prioritaires, tout en aidant parallèlement les associations de ces quartiers à se saisir du dispositif service civique .

Menée depuis 2016 dans le département de l’Hérault, une expérimentation d’Unis Cité a permis de faire passer de 13,4% à 24,4% le taux de jeunes de quartiers politique de la ville (QPV) engagés en Service Civique.

Pourquoi KIOSC ?

La part des jeunes inactifs/très peu diplômés reste très faible parmi les volontaires engagés en Service Civique (6% en 2017). Or, les quartiers prioritaires en concentrent une forte proportion (50% des jeunes sans diplôme y sont inactifs, contre 34% ailleurs). Ainsi, les jeunes de ces quartiers ignorent l’existence du Service Civique ou pensent que cette expérience ne leur est pas accessible.

Pourtant, l’engagement en Service Civique facilite l’insertion (82% des anciens volontaires d’Unis-Cité rebondissent positivement dans les 6 mois qui suivent leur mission). 

L’objectif des 23 KIOSC nationaux déployés d’ici 2020 est de permettre à 6 000 jeunes de s’engager en service civique, et d’aider 1 600 associations des quartiers politique de la ville à s’emparer de cet instrument.

« Tous Dehors ! », une mission de Service Civique ludique

En juin dernier, la mission de Service Civique « Tous Dehors ! » co-conçue par la marque Pom’Potes et Unis-Cité se lançait à Lyon & Villefranche-sur-Saône. Voici un résumé des actions menées par les 18 volontaires engagés.

L’été dernier, à l’occasion du lancement de la mission, Mélanie Le Luduec, Chef de Produit Senior Pom’Potes, présentait l’enjeu de ce projet dans un article dédié.

Les 18 volontaires engagés pour le « jeu libre en plein air » ont déployé leur mission en pleine saison estivale, idéale pour multiplier les interventions sous les rayons du soleil. Auprès des 6-15 ans, avec le soutien de partenaires locaux divers, les volontaires ont mené près de 80 animations depuis le mois de juin. Leur présence a ainsi bénéficié à plus de 1900 enfants, ayant participé à des animations récurrentes ou profité d’événements plus ponctuels.

Comme en témoigne Allan, volontaire interviewé par un reporter en herbe dans la vidéo suivante, réalisée par Pom’Potes, la première phase de la mission « Tous Dehors ! » fut consacrée à la mise en place de partenariats avec des acteurs locaux (écoles, centres de loisirs et centres sociaux). L’engagement de 14 partenaires sur Lyon et Villefranche-sur-Saône a permis l’organisation d’événements innovants et d’animations répétées permettant de tisser des liens avec les enfants participants.

Parmi les acteurs engagés, le Centre aéré de Bron s’est révélé comme un terrain de jeu exemplaire pour co-construire des actions autour du jeu en plein air. La récurrence des animations et la diversité des jeux proposés a permis de toucher les enfants de 6 à 15 ans, avec des envies et des imaginaires bien différents. Adaptation et co-construction constituent la base des animations qui laissent avant tout place à la créativité des enfants.

Le partenariat avec le bailleur social Lyon Métropole Habitat a permis l’intervention des volontaires à l’occasion de la fête des voisins et, de manière plus régulière, au sein des résidences, dont les espaces extérieurs constituent un terrain important pour le partage d’instants entre locataires.

Rémi Bullion, de Lyon Métropole Habitat, témoigne du succès des animations menées, dont l’impact s’est avéré plus large que le cercle prédéfini des 6-15 ans.

A l’occasion de temps d’échanges avec les locataires, j’ai pu constater que la présence des volontaires favorisait la participation des parents. Ces derniers  peuvent ainsi participer au changement de leur quartier, l’esprit libéré par les animations proposées à leurs enfants.

Une réalité qui fait écho aux bénéfices espérés par Mélanie Le Luduec, de Pom’Potes, lors du lancement de la mission : « permettre l’inclusion de toutes et tous en donnant aux enfants une place positive et créative« .

« Parlons Cash », la gestion budgétaire en pairs à pairs

Les héros des euros ou, plus modestement, les volontaires engagés sur la mission « Parlons Cash » font leur entrée en bourse pour cette nouvelle rentrée. 18 volontaires sont mobilisés dans la région (6 dans le Rhône, 4 dans l’Ain, 4 en Haute-Savoie & 4 en Savoie, et 4 également en Saône-et-Loire, chez nos voisins de Bourgogne Franche Comté), soutenus par le Crédit Agricole Centre Est et la Fondation Solidarités by Crédit Agricole Centre Est, le Crédit Agricole des Savoie et appuyés par la Fondation nationale Crédit Agricole Solidarité et Développement.

Pour que l’argent ne soit pas un tabou et afin d’aider les jeunes, ainsi que les populations les plus fragiles, à joindre les deux bouts, « Parlons Cash » permet d’échanger sans barrières sur les difficultés financières et de limiter les risques de surendettement.

Déployée depuis 2017 dans plusieurs régions (les Hauts de France, en Centre Val de Loire, dans le Grand Est et en Nouvelle-Aquitaine), cette mission permet à Unis-Cité Auvergne Rhône-Alpes de jouer carte sur table et de charger les cartables des jeunes de bonnes pratiques.

Le but de cette mission est d’interroger les représentations des jeunes face à l’argent et la consommation. En retour, il s’agit de leur fournir les clés pour une entrée responsable dans l’autonomie financière.

Auprès des lycéens, résidents de Foyers jeunes travailleurs, dans les Missions locales, les Centres sociaux ou les Maisons de quartiers… les volontaires rencontrent leurs pairs pour les outiller sur différentes thématiques : distinction entre envie et besoin, choix d’un forfait téléphonique, les marques et la publicité, déchiffrer le vocabulaire bancaire, réaliser son budget du mois…

Accompagnés par les Points Passerelle du Crédit Agricole – des permanences tenues par des bénévoles (administrateurs ou anciens collaborateurs) ou salariés pour accompagner des bénéficiaires face à une situation financière précaire – les volontaires créent des outils et co-animent des ateliers. Jeu de plateau « Budgetissimo« , quizz interactifs, tuto vidéos animés avec talent par des volontaires (une série à découvrir sur la chaine Youtube du Crédit Agricole Charente Périgord)…

Témoignage d’Aurélie Bellemin, Déléguée générale de la Fondation Solidarité by Crédit Agricole Centre-Est

  •  Comment « Parlons Cash » permet de faire concrètement rimer « budget » avec « solidarité » ? 

La sensibilisation des jeunes, ou des publics fragiles, à la gestion budgétaire doit pouvoir permettre, en tout premier lieu, d’éviter de basculer dans des situations d’endettement, voire de surendettement. Il s’agit donc de prévention, presque tout autant que d’éducation. Apprendre à identifier et à gérer ses priorités est un réflexe qui sera utile aux bénéficiaires du programme tout au long de leur vie et pas uniquement pour leur budget, d’ailleurs !

Les collaborateurs et bénévoles des Points Passerelle du Crédit Agricole, qui accompagnent quotidiennement des familles ayant basculé dans la précarité en raison de leur endettement, savent combien cette éducation est primordiale. Pour eux, qui vont former les jeunes volontaires, la solidarité consiste tout autant à éviter que des situations difficiles n’apparaissent qu’à trouver des solutions pour les familles accompagnées. Pour le Crédit Agricole et sa fondation Solidarités, il s’agit de solidarité, bien sûr, mais aussi de responsabilité en contribuant prévenir la précarité et le surendettement.

Les jeunes volontaires, en menant les ateliers de sensibilisation auprès de leurs pairs ou auprès de personnes en situation de fragilité, vont très certainement apporter plus que de la formation et de l’information. Ils vont susciter les échanges, les questions. Leur statut de jeunes engagés dans le service civique leur ouvrira certainement la confiance de publics qui se sentiraient peut-être moins à l’aise face à d’autres interlocuteurs, plus institutionnels.

  • D’après vous, que peut apporter l’expérience d’un Service Civique à Unis-Cité aux volontaires engagés ?

À l’écoute des témoignages de jeunes ayant réalisé un service civique, je comprends que c’est indéniablement une expérience qui a marqué leur vie de jeune adulte et qui les a façonnés. Ces jeunes, souvent à la recherche d’eux-mêmes, se sont découverts, ont appris à se connaître tout autant qu’ils ont appris à connaître les autres.

Ils ont pris conscience de leurs capacités, de leur utilité, ce qui est primordial pour avoir confiance en soi. Ils sont rentrés dans leur vie d’adulte par l’échange : Unis-Cité leur a offert cette opportunité, ils ont donné de leur temps pour les autres.

Je pense que découvrir à 18 ou 20 ans qu’on peut être utile, qu’on peut donner, partager, aider est une chance formidable !

  • En quoi cette expérience peut-elle faire la différence lors d’une recherche de formation ou d’emploi ?

Au cours de leur service civique, les jeunes volontaires acquièrent des compétences humaines, « douces », les fameuses soft skills : empathie, altruisme, capacité d’écoute, travail en équipe, prise de parole au sein d’un groupe, affirmation de soi tout en respectant l’autre…

Si cette expression « soft skills », compétences douces, apparaît depuis quelques années dans tous les sujets liés à la formation ou au recrutement, c’est bien parce que, aux yeux des employeurs, les seules compétences techniques ne suffisent plus.

D’autres critères sont pris en compte ; le savoir-être compte autant que le savoir-faire désormais. Et c’est au bénéfice de l’employeur comme du collaborateur : ces compétences humaines sont le socle d’une bonne intégration dans une équipe, dans une entreprise. Elles sont d’ailleurs tout autant indispensables pour un bon manager ou un bon dirigeant d’entreprise !

Le service civique donne donc à ces jeunes volontaires, qu’ils soient de futurs candidats ou de futurs chefs d’entreprise, des qualités humaines qui sont autant d’atouts !