Les Intergénéreux lyonnais ont dressé un bilan complet

Le 18 juin 2019 à l’Hôtel de Ville de Lyon, les volontaires « Intergénéreux » d’Unis-Cité Rhône ont présenté leur bilan en présence de Madame Françoise Rivoire, élue aux liens intergénérationnels et personnes âgées au sein de la Ville de Lyon, et de Monsieur Abdelkader Larbi, Directeur du CCAS de Lyon. Une année à fort impact, tant pour les bénéficiaires que pour les volontaires.

Durant les 8 derniers mois, 18 volontaires « Intergénéreux » – un projet mis en place grâce au soutien d’Apicil et de la Conférence des Financeurs de la Métropole de Lyon – ont été engagés dans des résidences collectives (séniors et autonomie séniors) du Centre Communal Action Sociale (CCAS) de Lyon où de nombreuses actions se sont déroulées et ont suscité de belles émotions.

En parallèle, 14 volontaires accompagnés par La Ligue de l’Enseignement – Fédération des Œuvres laïques du Rhône étaient intégrés dans des résidences complémentaires.

La commune mission des volontaires d’Unis-Cité et de La Ligue de l’Enseignement consistait à s’immerger dans le quotidien des résidences pour y impulser du lien intergénérationnel et contribuer ainsi au bien-être des résidents, certains souffrant d’isolement.

En complément d’animations collectives créatives, sportives, festives et culturelles, les volontaires ont réalisé en binômes des visites de convivialité au domicile de personnes âgées isolées à proximité des résidences.

Les « Intergénéreux » ont par ailleurs tissé un projet fil rouge dans chaque établissement suite à un constat adapté aux souhaits des résidents.

Ainsi, à l’EHPAD Marius Bertrand, un guide touristique de la ville de Lyon basé sur les souvenirs des résidents a été créé, générant ainsi des visites de lieux chers aux participants ainsi que de nombreuses activités (ateliers créatifs, cuisine, visites virtuelles…).

Du côté de l’EHPAD Étoile du jour, quatre sorties sur le thème des sens et des animaux ont été organisées par les volontaires (aquarium, musée du chocolat, ferme pédagogique, parc aux oiseaux).

Pour les résidents de l’EHPAD Les balcons de l’Île Barbe, la destination visée par les volontaires a entrainé une sortie hors stratosphère : à l’occasion du 50ème anniversaire du premier homme sur la Lune, les volontaires ont sollicité la mémoire et les souvenirs des résidents face à cet événement.

Enfin, son nom prêtant à la compétition, l’EHPAD La Villette d’Or a vécu ses « Olympiades » : une journée festive et sportive pour apporter motricité et gaieté aux résidents participants.

Une semaine pour la solidarité

Du 11 au 14 juin, la Caisse d’Épargne Auvergne-Limousin a organisé sa 8ème Semaine de la Solidarité, en partenariat avec Unis-Cité Solidarité Entreprises. Cinq journées solidaires* ont été mises en place avec l’appui d’Unis-Cité, sur les thématiques du sport, du handicap et de l’enfance.

Depuis plusieurs années, la Caisse d’Épargne Auvergne-Limousin confie à Unis-Cité Solidarité Entreprises l’organisation de ses journées solidaires, dans le cadre de sa Semaine de la Solidarité annuelle. Du 11 au 14 juin 2019, 68 collaborateurs de l’entreprise, bénévoles d’un jour, ont participé à 5 journées solidaires au sein de différents territoires.

Pour commencer cette semaine placée sous le signe de l’engagement, les bénévoles de la Caisse d’Épargne ont accompagné une quinzaine de bénéficiaires de la Fondation Delta Plus dans une salle d’escalade de Limoges, afin de participer ensemble à l’activité. En binômes, ils ont appris à se connaître et à se faire confiance pour évoluer sur le mur de la salle.

Le même jour, d’autres bénévoles de la Caisse d’Épargne sont allés à la rencontre des résidents du Foyer des Méris de l’Adapei de la Creuse, à Aubusson. Après une matinée d’échanges autour du handicap et du quotidien des résidents, ils ont participé ensemble à une activité sarbacane.

La solidarité des bénévoles de la Caisse d’Épargne s’est poursuivie à Clermont-Ferrand au sein de la Maison d’Enfants à Caractère Social La Cordée (groupe Alteris). 19 bénévoles et 19 enfants, âgés de 7 à 14 ans, ont participé en équipe à des olympiades autour de 4 activités physiques méconnues des enfants : tir à l’arc, golf, escrime médiévale et activités d’escalade dans les arbres (tyrolienne, pont de singe, slackline).

En Corrèze, l’association de sport adapté de l’Adapei 19, Energie 19, a accueilli une dizaine de bénévoles de la Caisse d’Épargne à Malemort-sur-Corrèze. Avec les résidents du Foyer de Vie, ils ont appris à se connaître autour de 3 activités sportives adaptées : la randonnée, la danse et le basket. Une journée riche en échanges et en découvertes pour tous les participants.

La dernière journée de cette semaine solidaire a vu la rencontre de 30 bénévoles de la Caisse d’Épargne du département de l’Allier et de près d’une quarantaine d’enfants en situation de handicap, faisant partie de deux Instituts Médico-Educatifs (l’Aquarelle et le Moulin de Presles) et d’un SESSAD de la SAGESS (groupement d’établissements sociaux et médico-sociaux du Sud-Allier).

Tous ensemble, ils ont participé à la remise en état d’un terrain de sport et du parc du Domaine de la Roche, situé au Mayet-de-Montagne, nouvellement acquis par Vichy Communauté et mis à disposition de la SAGESS. L’après-midi, ils ont participé en équipes à trois activités physiques autour du Plan d’eau de Saint-Clément : pédalo, chasse au trésor et sarbacane, en lien avec l’ADDAPT 03.

*Les journées solidarité entreprises, développées par Unis-Cité en Auvergne-Rhône-Alpes, permettent l’engagement de collaborateurs d’une entreprise le temps d’une journée ou d’une demi-journée, sur leur temps de travail, sur un projet d’intérêt général au sein d’une association partenaire d’Unis-Cité. L’occasion de faire cohésion entre collaborateurs tout en étant utile à une association locale.

Pom’Potes s’allie à Unis-Cité pour le jeu libre en plein air

Pom’Potes, la marque à l’origine de la compote qu’on « trans’pote », développe son engagement pour le « jeu libre en plein air », en soutenant la mission de service civique « Tous Dehors ! » sur laquelle sont engagés 18 volontaires Unis-Cité (8 à Lyon et 10 à Villefranche-sur-Saône) de juin à novembre 2019. Cette mission vise à favoriser le bien-être et l’épanouissement physique, social et intellectuel des 6-15 ans.

Mélanie LE LUDUEC, Chef de Produit Senior Pom’Potes, nous dévoile l’enjeu de cet engagement.

  • Dans quel contexte intervient l’engagement de la marque Pom’Potes pour le « jeu libre en plein air » ? 

Au-delà de ses produits et de son ancrage dans le monde économique, Pom’Potes souhaite agir concrètement et positivement sur le plan sociétal, face à un enjeu primordial : le fait que les enfants passent trop de temps à l’intérieur, dans des activités assez sédentaires et souvent devant les écrans.
Nous pensons que Pom’Potes, qui a été inventée pour être emportée dehors, a un rôle à jouer pour inciter les enfants à retrouver le plaisir du jeu en plein air, et ainsi favoriser leur bonne santé physique et leur épanouissement intellectuel et social.
Au « plein air » est associée l’idée de « liberté » : dans le « jeu libre en plein air », les enfants sont acteurs, ils font appel à leur curiosité, à leur imagination, à leur capacité de coopération les uns avec les autres, cela va beaucoup plus loin que la simple activité physique.

  • Qu’apportent les volontaires engagés en service civique avec Unis-Cité pour développer le « jeu libre en plein air » ?

Pom’Potes s’efforce de favoriser le « jeu libre en plein air » chez les enfants via ses différents supports traditionnels : des idées de jeux en plein air sont proposées sur le site internet et les réseaux sociaux, des activités en extérieur sont à gagner pour l’achat de certains produits de la gamme, etc. Mais grâce aux volontaires en Service Civique, nous allons pouvoir faire (re)découvrir le jeu en plein air à une cible différente.
Par ailleurs, nous espérons que la diversité des volontaires permettra à tous les enfants de s’identifier et donc de participer aux activités. La promotion engagée avec Unis-Cité Rhône constitue ainsi un projet pilote, pour commencer à déployer le « jeu libre en plein air » de manière plus large.

  • Quels sont les bénéfices attendus pour les divers acteurs impliqués ?

En tissant des liens avec les différents acteurs des deux villes concernées par le projet pilote (Lyon et Villefranche-sur-Saône) et en donnant aux enfants une place positive et créative, les volontaires permettront l’inclusion de toutes et tous. L’impact du partenariat noué avec Unis-Cité se révèle finalement pluriel : touchant à la fois les enfants, mais également les volontaires engagés dans cette expérience humaine. Nous avons hâte de voir ce que cela va donner !

Les actions menées par les volontaires dès cet été seront détaillées dans notre prochaine publication. Restez connectés !

Les « Intergénéreux » : des instants qui rendent heureux en Haute-Savoie

Depuis octobre 2018, le Département de la Haute-Savoie, via la Conférence des Financeurs de la prévention de la perte d’autonomie, permet à Unis-Cité de mobiliser des volontaires en service civique pour favoriser le bien-vivre et le maintien de l’autonomie des personnes âgées du territoire.

Madame Josiane LEI,  Vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’Enfance, la Famille, le Grand Age et le Handicap, revient sur cet engagement.

  • Pourquoi la Conférence des Financeurs du département de la Haute Savoie a-t-elle choisi de soutenir le déploiement de ces actions d’Unis-Cité ?

Le Département, via la Conférence des Financeurs et ses membres, a à cœur de lutter contre l’isolement des personnes âgées, qui est un des premiers facteurs de la perte d’autonomie des séniors.

En effet, la lutte contre l’isolement est un axe prioritaire du programme coordonné de la Conférence des financeurs, ainsi que du Schéma départemental de l’autonomie puisque une personne âgée de 80 ans et plus sur deux vit seule, sur un territoire pourtant habitué, culturellement, à une certaine solidarité.

De plus, la dimension intergénérationnelle de ce programme est particulièrement intéressante puisqu’elle permet une approche dynamique de la lutte contre l’isolement, tout en permettant à des jeunes de découvrir le monde de la gérontologie et, éventuellement, de créer des vocations, dans un milieu où le personnel vient à manquer et où la question des ressources humaines est épineuse.

  • Qu’apportent les volontaires en service civique aux seniors d’après vous ?

Outre le fait d’apporter leur présence et leur écoute aux personnes souffrant d’isolement, les volontaires apportent leur jeunesse et la fraîcheur qui l’accompagne.

La régularité des visites et le fait que chaque personne accompagnée soit visitée par le même binôme à chaque fois permet aux personnes de se constituer un point de repère et de faire de ce point de repère une habitude et enfin, un rendez-vous attendu.

Enfin, je pense que le lien qui se crée entre les personnes âgées et les volontaires est bénéfique dans les deux sens et profite aussi bien à la personne âgée qui sort peu à peu de son isolement et retrouve l’envie de sortir de chez elle ou de côtoyer du monde ; qu’au volontaire qui ressort enrichi, humainement et professionnellement, d’une telle expérience.

  • De quelle façon le département contribue-t-il à la mise en œuvre du projet ?

Les élus du Département suivent avec attention toutes les actions déployées par la Conférence des Financeurs, et particulièrement le programme des « Intergénéreux » d’Unis Cité.

L’alliance de deux générations au service d’un but commun, qu’est le maintien du lien social, suscite naturellement la curiosité et la bienveillance de tout un chacun. 

Par ailleurs, les équipes du Département suivent également de près le programme, en participant aux points d’étape et de bilan proposés par Unis Cité et en étant régulièrement en lien avec l’association et l’équipe locale, prêts à apporter leur appui, répondre aux sollicitations et faire le lien avec les acteurs locaux.

Enfin, le professionnalisme de l’équipe d’Unis-Cité a été particulièrement apprécié tout comme leur volonté de comprendre les problématiques du territoire et le contexte départemental. Cette démarche a été un véritable gage de réussite.

Les volontaires ont franchi de nombreux paliers à la rencontre de séniors auxquels ils se sont liés : 20 personnes bénéficiaires pour 214 visites entre novembre 2018 et juin 2019.

A l’occasion d’une visite hebdomadaire, Mathilde, volontaire « Intergénéreux » , a interrogé Madame Cussac sur ces instants partagés.

  • Pourquoi avez-vous accepté de recevoir des visites ?

Madame Cussac : « Pour avoir une présence. Je me plains tout le temps, alors c’est pas très gai pour les jeunes évidemment, mais ça fait plaisir d’avoir quelqu’un…! ».

  • Que vous apportent ces visites hebdomadaires ?

Madame Cussac : « Une présence de deux personnes qui sont sympathiques et qui donnent de leur temps (…). Je trouve que c’est formidable que des jeunes comme ça donnent de leur temps plutôt que de s’intéresser à être toujours sur leur tablette. C’est une chose intéressante sur le plan social ».

Sur le plan social justement, l’équipe de volontaires composée de Tania, Chloé, Sacha et Mathilde, confirme les bénéfices apportés par cet engagement :

« Le Service Civique est une aventure enrichissante qui permet de retrouver des valeurs parfois oubliées et de partager des moments magiques avec les personnes rencontrées. » Tania

« Le Service civique m’a permis de me sentir utile, de développer mon autonomie et ma prise d’initiative. » Mathilde

Chloé est toujours surprise par la gratitude exprimée par les personnes visitées : « Un jour, j’ai simplement fermé sa fenêtre et elle m’a fait un câlin ».

Pour Sacha, « Le Service Civique est une expérience intéressante qui m’a permis de mieux connaitre les personnes âgées. » Passionné de musique, il a eu l’occasion de faire écouter un de ses groupes préférés « The Clash » à une dame visitée. Loin du clash des générations, celle-ci lui a fait découvrir en retour des artistes sur trente-trois tours.

Des euros pour des heureux : l’impact économique du Service Civique

Selon une étude du cabinet GoodWill-management, 1€ investi par l’Etat dans le Service Civique rapporte 1,92€ à la collectivité !

Heureuse nouvelle : l’utilité sociale du Service Civique est une réalité désormais chiffrée. Ainsi, des données peuvent être soulignées au niveau des trois grands impacts éprouvés du Service Civique. Elles présentent la dépense investie par l’Etat dans le Service Civique comme économiquement rentable et socialement remarquable :

– L’impact sur l’insertion professionnelle et le pouvoir d’achat des jeunes : Unis-Cité et l’Agence du Service Civique ont réalisé diverses études affirmant l’impact positif du Service Civique sur l’insertion professionnelle des jeunes de par le développement de la confiance en soi et de compétences transversales. Cet impact dispose désormais d’une traduction en valeur économique grâce à l’étude de GoodWill-management. Pendant le Service Civique, les jeunes gagnent également en pouvoir d’achat, tout en cotisant au système de solidarité nationale.

– L’impact sur la société des missions réalisées par les jeunes en Service Civique : les missions confiées aux volontaires, selon quatre principales thématiques (environnement, intergénérationnel, culture, éducation) ont des impacts sur leurs bénéficiaires et/ou l’environnement.

– L’impact global du dispositif sur la cohésion nationale : plus grande tendance à voter, plus grand sentiment d’appartenance à la Nation, plus forte envie d’engagement, diminution des préjugés, intérêt pour la chose publique… sont autant d’impacts du Service Civique que les études conduites par Unis-Cité comme par l’Etat ont mesurés. Le cabinet GoodWill-management n’a pu à ce stade donner une valeur économique qu’à l’un de ces impacts (le développement du bénévolat généré par l’expérience de Service Civique).

En synthèse :

Les “coûts pour l’Etat” correspondent à l’investissement actuel de l’Etat dans le Service Civique, qui couvre :
• 80% de l’indemnité mensuelle versée aux jeunes (3800€ par jeune sur 8 mois),
• leurs cotisations sociales (santé et retraite : 1900€ par jeune)
• une partie des frais de tutorat et de formation civique des jeunes (1100€ par jeune)

Les bénéfices totaux calculés par l’étude comprennent 2 des 3 niveaux d’impact, sur les jeunes et sur la société (missions réalisées par les volontaires). Ils n’incluent ni l’impact sur la cohésion nationale ni les nombreux autres impacts identifiés, dont la valorisation économique n’a pu à ce stade être calculée faute d’études fiables disponibles.

 Retrouvez la synthèse de l’étude ici-même.