Formations Civiques & Citoyennes : un calendrier bien engagé

« Être utile aux autres autant qu’à soi », une devise visée chaque année par Unis-Cité afin que les volontaires engagés s’enrichissent au fil de leur mission.

Les Formations Civiques et Citoyennes permettent aux volontaires de s’exprimer et d’échanger sur des sujets de société.

 

En 2018, 480 volontaires engagés dans des structures extérieures à Unis-Cité ont bénéficié de Formations Civiques et Citoyennes animées par les professionnels d’Unis-Cité.

En cette nouvelle rentrée, notre nouveau catalogue de formations 2019-2020, comprenant notamment le calendrier, est conConsultable à l’adresse suivante.

Un quatrième module intitulé « Climat, ressources et biodiversité », proposé uniquement à Lyon cette année, complète une offre de formations très riche :

  • Module 1 : Développer une citoyenneté active
  • Module 2 : Favoriser le mieux vivre ensemble
  • Module 3 : Valoriser son parcours d’engagement
  • Module 4 : Climat, ressources et biodiversité : mesurer l’urgence, agir individuellement et collectivement (uniquement à Lyon).

A noter : les inscriptions aux sessions de formation se réalisent en ligne sur le site dédié https://formation.uniscite.fr

KIOSC, à la une !

Dans l’actualité de notre activité : l’ouverture de trois KIOSC dans la région (Clermont-Ferrand, Grenoble et Lyon) ! On se presse de vous expliquer…

L’ouverture de ces KIOSC intervient suite la sélection du projet d’Unis-Cité – aux côtés d’autres projets associatifs au service des quartiers prioritaires – au « Tremplin Asso », lancé par le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET).

Qu’est-ce qu’un KIOSC ?

Un Kiosque d’Information et d’Orientation pour le Service Civique (KIOSC) vise à sensibiliser au service civique les jeunes habitants des quartiers prioritaires, tout en aidant parallèlement les associations de ces quartiers à se saisir du dispositif service civique .

Menée depuis 2016 dans le département de l’Hérault, une expérimentation d’Unis Cité a permis de faire passer de 13,4% à 24,4% le taux de jeunes de quartiers politique de la ville (QPV) engagés en Service Civique.

Pourquoi KIOSC ?

La part des jeunes inactifs/très peu diplômés reste très faible parmi les volontaires engagés en Service Civique (6% en 2017). Or, les quartiers prioritaires en concentrent une forte proportion (50% des jeunes sans diplôme y sont inactifs, contre 34% ailleurs). Ainsi, les jeunes de ces quartiers ignorent l’existence du Service Civique ou pensent que cette expérience ne leur est pas accessible.

Pourtant, l’engagement en Service Civique facilite l’insertion (82% des anciens volontaires d’Unis-Cité rebondissent positivement dans les 6 mois qui suivent leur mission). 

L’objectif des 23 KIOSC nationaux déployés d’ici 2020 est de permettre à 6 000 jeunes de s’engager en service civique, et d’aider 1 600 associations des quartiers politique de la ville à s’emparer de cet instrument.

La Loire & Unis-Cité : un engagement partagé pour les aînés

Le Département de la Loire soutient Unis-Cité depuis de nombreuses années afin de favoriser l’engagement des jeunes en volontariat de Service Civique, et particulièrement sur l’enjeu de la solidarité intergénérationnelle.

En 2018-2019, le soutien de la Conférence des financeurs de la Loire a permis à 22 volontaires « Intergénéreux » et 12 volontaires « Silver Geek » de vivre 8 mois de Service Civique.

En cette nouvelle rentrée 2019, 58 volontaires Unis-Cité seront mobilisé dans la Loire auprès des séniors.

Visites de convivialité des personnes âgées, accompagnement dans leurs démarches administratives, activités culturelles, ateliers d’initiation au Wii Bowling… les actions menées l’an passé ont touché de nombreuses personnes âgées. De la sonnette des personnes visitées aux tablettes numériques, ces actions mettent en lumière la nécessité de relier les séniors au monde actuel – et virtuel – afin de lutter contre leur isolement.

Les biens nommés « Les Connectés » – une mission testée l’an dernier par des volontaires engagés sur le thème de l’exclusion numérique – reflètent ainsi le besoin d’accompagnement des séniors face à la place désormais généralisée des outils et démarches numériques.

Engagé pour le maintien à l’autonomie, l’inclusion sociale et l’accès aux droits des séniors, le Département de la Loire soutient ainsi l’engagement de volontaires à Roanne et Saint-Etienne.

Ces différentes missions de solidarité intergénérationnelle ont pu être impulsées grâce au soutien de nos partenaires nationaux Malakoff Médéric Humanis (Intergénéreux), Fondation MACIF (nationale et régionale – Silver Geek) et AG2R La Mondiale (Les Connectés).

Témoignage d’Annick Brunel, Vice-présidente chargée de l’autonomie au Département de la Loire

  • Pourquoi la Conférence des financeurs du département de la Loire a-t-elle choisi de soutenir le déploiement de ces programmes d’Unis-Cité ?

La Loire compte 200 000 habitants âgés de plus de 60 ans, et la population de plus de 80 ans devrait doubler d’ici 2040. Face à ce défi, le Département marque sa volonté d’agir en prévention. Chef de file de l’action sociale, il a ainsi choisi en 2019 de faire de l’autonomie une grande cause départementale.

Le diagnostic conduit par le Département dans le cadre de la mise en place de la Conférence des financeurs a confirmé la situation de fragilité des séniors face à l’isolement et à la solitude des personnes âgées. La génération des plus de 75 ans est la plus touchée par la solitude et par la montée de ce phénomène. Ainsi, entre 2010 et 2014, l’isolement des personnes âgées de 75 ans et plus s’est considérablement aggravé passant de 16 à 27 %.

Les causes de cette hausse sont multiples: augmentation des situations de handicap, moindre investissement dans les réseaux associatifs et difficultés accrues à maintenir un réseau amical. Fort de ces constats, la lutte contre l’isolement est un axe prioritaire du programme coordonné de la Conférence des financeurs, ainsi que du Schéma départemental de l’autonomie.

Dans ce contexte, le déploiement des programmes d’Unis-Cité nous a paru répondre aux besoins des séniors ligériens. La majorité des plus de 60 ans est demandeuse de terminaux connectés, qui peuvent faciliter leur quotidien, améliorer leur confort de vie et leur sécurité. L’usage de ces outils reste complexe pour ces populations et le recours aux volontaires complète l’offre de sensibilisation et formation apportée sur le territoire.

  • Qu’apportent les volontaires engagés auprès des séniors ?

La dimension intergénérationnelle de ces programmes est un atout puisque elle répond à un double objectif : la lutte contre l’isolement des aînés, la possibilité pour des jeunes de côtoyer des séniors, de valoriser leurs savoirs et compétences notamment dans le domaine du numérique et, éventuellement, de créer des vocations pour s’engager dans le champ de la gérontologie en tant que professionnels.

Le dynamisme des jeunes est grandement apprécié par les séniors. Ces initiatives permettent la rencontre et l’échange entre deux générations qui ne se croisent plus ou peu. Les témoignages des participants attestent de la richesse des liens créés, de la qualité des interactions et de l’apport mutuel d’un tel projet.

« Parlons Cash », la gestion budgétaire en pairs à pairs

Les héros des euros ou, plus modestement, les volontaires engagés sur la mission « Parlons Cash » font leur entrée en bourse pour cette nouvelle rentrée. 18 volontaires sont mobilisés dans la région (6 dans le Rhône, 4 dans l’Ain, 4 en Haute-Savoie & 4 en Savoie, et 4 également en Saône-et-Loire, chez nos voisins de Bourgogne Franche Comté), soutenus par le Crédit Agricole Centre Est et la Fondation Solidarités by Crédit Agricole Centre Est, le Crédit Agricole des Savoie et appuyés par la Fondation nationale Crédit Agricole Solidarité et Développement.

Pour que l’argent ne soit pas un tabou et afin d’aider les jeunes, ainsi que les populations les plus fragiles, à joindre les deux bouts, « Parlons Cash » permet d’échanger sans barrières sur les difficultés financières et de limiter les risques de surendettement.

Déployée depuis 2017 dans plusieurs régions (les Hauts de France, en Centre Val de Loire, dans le Grand Est et en Nouvelle-Aquitaine), cette mission permet à Unis-Cité Auvergne Rhône-Alpes de jouer carte sur table et de charger les cartables des jeunes de bonnes pratiques.

Le but de cette mission est d’interroger les représentations des jeunes face à l’argent et la consommation. En retour, il s’agit de leur fournir les clés pour une entrée responsable dans l’autonomie financière.

Auprès des lycéens, résidents de Foyers jeunes travailleurs, dans les Missions locales, les Centres sociaux ou les Maisons de quartiers… les volontaires rencontrent leurs pairs pour les outiller sur différentes thématiques : distinction entre envie et besoin, choix d’un forfait téléphonique, les marques et la publicité, déchiffrer le vocabulaire bancaire, réaliser son budget du mois…

Accompagnés par les Points Passerelle du Crédit Agricole – des permanences tenues par des bénévoles (administrateurs ou anciens collaborateurs) ou salariés pour accompagner des bénéficiaires face à une situation financière précaire – les volontaires créent des outils et co-animent des ateliers. Jeu de plateau « Budgetissimo« , quizz interactifs, tuto vidéos animés avec talent par des volontaires (une série à découvrir sur la chaine Youtube du Crédit Agricole Charente Périgord)…

Témoignage d’Aurélie Bellemin, Déléguée générale de la Fondation Solidarité by Crédit Agricole Centre-Est

  •  Comment « Parlons Cash » permet de faire concrètement rimer « budget » avec « solidarité » ? 

La sensibilisation des jeunes, ou des publics fragiles, à la gestion budgétaire doit pouvoir permettre, en tout premier lieu, d’éviter de basculer dans des situations d’endettement, voire de surendettement. Il s’agit donc de prévention, presque tout autant que d’éducation. Apprendre à identifier et à gérer ses priorités est un réflexe qui sera utile aux bénéficiaires du programme tout au long de leur vie et pas uniquement pour leur budget, d’ailleurs !

Les collaborateurs et bénévoles des Points Passerelle du Crédit Agricole, qui accompagnent quotidiennement des familles ayant basculé dans la précarité en raison de leur endettement, savent combien cette éducation est primordiale. Pour eux, qui vont former les jeunes volontaires, la solidarité consiste tout autant à éviter que des situations difficiles n’apparaissent qu’à trouver des solutions pour les familles accompagnées. Pour le Crédit Agricole et sa fondation Solidarités, il s’agit de solidarité, bien sûr, mais aussi de responsabilité en contribuant prévenir la précarité et le surendettement.

Les jeunes volontaires, en menant les ateliers de sensibilisation auprès de leurs pairs ou auprès de personnes en situation de fragilité, vont très certainement apporter plus que de la formation et de l’information. Ils vont susciter les échanges, les questions. Leur statut de jeunes engagés dans le service civique leur ouvrira certainement la confiance de publics qui se sentiraient peut-être moins à l’aise face à d’autres interlocuteurs, plus institutionnels.

  • D’après vous, que peut apporter l’expérience d’un Service Civique à Unis-Cité aux volontaires engagés ?

À l’écoute des témoignages de jeunes ayant réalisé un service civique, je comprends que c’est indéniablement une expérience qui a marqué leur vie de jeune adulte et qui les a façonnés. Ces jeunes, souvent à la recherche d’eux-mêmes, se sont découverts, ont appris à se connaître tout autant qu’ils ont appris à connaître les autres.

Ils ont pris conscience de leurs capacités, de leur utilité, ce qui est primordial pour avoir confiance en soi. Ils sont rentrés dans leur vie d’adulte par l’échange : Unis-Cité leur a offert cette opportunité, ils ont donné de leur temps pour les autres.

Je pense que découvrir à 18 ou 20 ans qu’on peut être utile, qu’on peut donner, partager, aider est une chance formidable !

  • En quoi cette expérience peut-elle faire la différence lors d’une recherche de formation ou d’emploi ?

Au cours de leur service civique, les jeunes volontaires acquièrent des compétences humaines, « douces », les fameuses soft skills : empathie, altruisme, capacité d’écoute, travail en équipe, prise de parole au sein d’un groupe, affirmation de soi tout en respectant l’autre…

Si cette expression « soft skills », compétences douces, apparaît depuis quelques années dans tous les sujets liés à la formation ou au recrutement, c’est bien parce que, aux yeux des employeurs, les seules compétences techniques ne suffisent plus.

D’autres critères sont pris en compte ; le savoir-être compte autant que le savoir-faire désormais. Et c’est au bénéfice de l’employeur comme du collaborateur : ces compétences humaines sont le socle d’une bonne intégration dans une équipe, dans une entreprise. Elles sont d’ailleurs tout autant indispensables pour un bon manager ou un bon dirigeant d’entreprise !

Le service civique donne donc à ces jeunes volontaires, qu’ils soient de futurs candidats ou de futurs chefs d’entreprise, des qualités humaines qui sont autant d’atouts !

Volont’R : du nouveau dans l’R

Le programme « Volont’R » vise à favoriser l’intégration culturelle et socioprofessionnelle des jeunes réfugiés de 18 à 25 ans via un engagement en Service Civique. Un « R » qui sonne comme « réfugié et protection subsidiaire » : deux statuts avec lesquels les jeunes concernés peuvent s’engager.

Unis-Cité expérimente depuis 3 ans l’accueil en Service Civique de jeunes sous protection internationale, et a été sélectionné par la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DiAir) pour accueillir à l’échelle nationale 290 jeunes bénéficiaires de cette protection.

Cet engagement en Service Civique permet d’apporter une ressource aux jeunes réfugiés tout en participant à leur intégration, leur recherche de formation, d’emploi ou de logement… Des étapes difficiles sans accompagnement et maîtrise de la langue française notamment.

Derrière le programme national « Volont’R » se déclinent trois modalités opérationnelles : Coop’R – Accel’R – Intermédi’R.

  • Coop’R : un programme dédié sur lequel s’engage une équipe mixte composée de 10 jeunes français et 10 jeunes réfugiés
  • Accel’R : l’intégration de jeunes réfugiés au sein d’une équipe de volontaires francophones
  • Intermédi’R : l’accueil de jeunes réfugiés en équipe avec des jeunes français, en intermédiation, c’est-à-dire au sein de structures externes, demandeuses d’accueillir des volontaires, appuyées par Unis-Cité

Le point commun de ces trois formules d’accueil étant de consacrer une journée par semaine à l’intégration des volontaires réfugiés via des cours de français, des ateliers ludiques et artistiques, la découverte de lieux ressources… Un accompagnement renforcé sur les démarches administratives et sur le projet d’avenir des volontaires est également apporté par un coordinateur d’équipe dédié.

Dans la région Auvergne Rhône-Alpes, 37 volontaires réfugiés sont mobilisés en 2019-2020 sur le programme Volont’R en partenariat avec la Délégation interministérielle à l’accueil et à l’intégration des réfugiés (DiAir), l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), la Direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRDJSCS), et les Directions départementales de la cohésion sociale (DDCS).

Soutien à l’intégration pour les allophones et enrichissement interculturel pour les francophones : l’expérience partagée se présente marquante des deux côtés, comme en témoigne Amin Kentar, volontaire sur le programme « Cinéma & Citoyenneté ». à Lyon en 2018 :

Je suis arrivé à Lyon en janvier 2017 depuis la Syrie. J’ai obtenu le statut de réfugié politique et une carte de séjour pour 10 ans.

J’ai directement cherché quelque chose à faire et j’ai trouvé la mission de Service Civique « Cinéma & Citoyenneté » d’Unis-Cité sur internet. J’étais photographe en Syrie et le cinéma m’intéressait beaucoup.

Lorsque j’ai rencontré l’équipe d’Unis-Cité, je ne parlais pas français mais seulement anglais et arabe, ma langue maternelle. J’ai suivi deux mois de cours de Français, j’ai regardé des vidéos sur Youtube mais ce sont surtout les journées passées avec mon équipe d’Unis-Cité, à parler Français, qui m’ont permis de progresser.

J’ai aussi découvert le monde des jeunes Français : leurs habitudes, le système scolaire et législatif, la culture, la ville de Lyon…

En retour, mon équipe était très intéressée par la situation en Syrie, j’ai pu leur expliquer la dictature et la révolution en cours.

Ensemble, nous avons organisé de nombreux ciné-débats et le film qui m’a le plus marqué reste « Nous trois ou rien » puisqu’il évoque la situation de réfugiés iraniens, le fait de quitter son pays, de se reconstruire en France sans maîtriser la langue… un vécu proche du mien en tant que réfugié syrien.

Je travaille actuellement dans une entreprise lyonnaise spécialisée dans la production de vitrage pour l’aéronautique.

Unis-Cité était l’étape parfaite pour commencer ma vie en France.