Entre « Re’Pairs », on se repère

Le Mardi 02 Avril, les volontaires « Re’Pairs Santé » engagés à Ambérieu-en-Bugey, Bourg-en-Bresse, Clermont-Ferrand, Lyon et Valence ont uni leurs idées à l’occasion d’une journée collective dédiée.

Au programme :

  • Speed-dating de volontaires autour des « kiffs et galères » vécus sur leur projet
  • Ateliers entre pairs : une occasion de sensibilisation sur des thématiques multiples (tabac, addictions, accès aux droits, cyber-harcèlement, consentement, intelligence multiple) mais aussi un échange d’outils adaptés pour des animations à renouveler.

Les volontaires ont quitté cette journée animée avec de nouveaux repères pour leur trois prochains mois de mission de sensibilisation santé.

Un échange de pratiques bien pratique pour faire avancer leur projet avec vitalité !

Dans l’Ain, s’investir pour l’avenir

Le 28 mars dernier s’est tenu un temps de rencontre entre les volontaires engagés à Ambérieu-en-Bugey et deux professionnels spécialistes de l’emploi dans le département de l’Ain.

Grâce à l’investissement de deux chargés de mission, Pierre Capiaux du MEDEF de l’Ain et Mathieu Robin de la Communauté de Communes de la Plaine de l’Ain, les volontaires ont plongé dans le bassin d’emploi local, à la source d’informations primordiales pour leur insertion sociale.

Au programme de la matinée :

  • Présentation de l’état de l’emploi dans le département
  • Présentation des pré-requis employeurs
  • Échanges en entretien individuel d’une vingtaine de minutes afin de permettre aux volontaires intéressés de postuler sur des formations diplômantes en alternance sur des métiers ciblés.

Retour sur ce temps d’échanges avec Pierre Capiaux et Mathieu Robin :

  • Pour quelle(s) raison(s) avez-vous accepté de prendre part à ce temps de rencontre et d’appui professionnel auprès des volontaires ?

Mathieu Robin : « La situation de l’emploi est très tendue sur notre territoire du fait d’un taux de chômage relativement bas. Les entreprises ont de plus en plus de mal pour recruter. Elles sont prêtes à former s’il y a des candidats motivés ayant les savoir-être nécessaires. Le problème est qu’il n’y a que très peu de candidats car les habitants du territoire, notamment les jeunes ont une méconnaissance du bassin d’emploi, de sa réalité et de ses opportunités. Permettre aux volontaires en Service Civique de connaître l’environnement de l’emploi est un atout pour leur insertion professionnelle et cela permet de travailler sur les difficultés de recrutement des entreprises. »

Pierre Capiaux :  » J’anime une action locale qui a pour vocation de rapprocher demandeurs d’emploi et entreprises. Dans nos échanges avec les dirigeants et responsables de ressources humaines, nous constatons souvent une grande méconnaissance des métiers et du monde du travail en général chez les jeunes (et les moins jeunes d’ailleurs !). C’est la raison pour laquelle j’ai accepté d’intervenir auprès de ces jeunes en Service Civique. L’objectif était bien de leur permettre de nourrir une réflexion sur les débouchés et les possibilités locales d’orientation professionnelle. On le sait, dans la majorité des cas, les publics jeunes les plus éloignés de l’emploi, les moins diplômés, et qui ont nécessairement besoin d’un accompagnement sont aussi les moins mobiles. »

  • Quel ressenti conservez-vous de la rencontre avec des volontaires engagés en Service Civique et la découverte de leurs profils et projets d’avenir ?

Pierre Capiaux :  » Je retiendrai deux choses : la grande diversité des profils et des parcours de ces jeunes et leur capacité à se conseiller entre eux. Parfois les mots de l’adulte ou de l’expert ne sont pas ceux qui marquent le plus les esprits…Parfois, ce sont quand les jeunes parlent aux jeunes que les messages sont les plus clairs.« 

Mathieu Robin : « Même si chaque profil était unique, avec ses potentiels et ses difficultés, j’ai noté beaucoup d’envie, de curiosité et d’intérêt. La majorité avait réussi à se positionner sur un projet clair, en déterminant les conditions pour réussir. D’autres avaient besoins de conseils bienveillants et de retours concrets sur leurs différentes idées, pour pouvoir se positionner plus facilement. »

  • Quels conseils et regard professionnel avez-vous pu apporter aux volontaires que vous avez rencontrés ?

Mathieu Robin : « On a rappelé des principes de base mais terriblement vrais : l’importance de la première impression, de la présentation, des savoir-être. A mes yeux, le plus important est d’avoir pu leur ouvrir l’esprit sur des possibilités qu’ils ignoraient. Qu’ils les choisissent ou non est une autre histoire. Au moins ils auront eu toutes les cartes en main. De plus, on a pu relayer les attentes de chefs d’entreprise afin que les jeunes soient en phase avec le marché de l’emploi. »

Pierre Capiaux : « La plupart des jeunes rencontrés avaient visiblement besoin de reprendre confiance et de reprendre pied avant de penser à leur avenir professionnel. Tous avaient des projets, mais restant à affiner. Dans la plupart des cas, il existe un écart entre la perception d’un métier et les efforts à consentir pour y arriver. Nous avons pu leur apporter un avis sur la faisabilité de leur projet, même si aucune porte ne se referme jamais vraiment. (…) Avec l’expérience du monde du travail, un professionnel averti, même parmi les moins qualifiés, sait prendre en compte le développement du réseau comme facteur clé de réussite. Nous avons donc essayé d’apporter un peu du concret : un nom d’école, une piste, un contact pour leur permettre de faire rebondir leurs questions auprès du bon interlocuteur.« 

  • Plus largement, comment percevez-vous la qualification du Service Civique comme tremplin vers le milieu professionnel ?

Pierre Capiaux : « Aujourd’hui, l’entreprise ne peut pas tout faire. Pour former un jeune en entreprise, il faut quelques pré-requis indispensables : le « lire, écrire, compter » et surtout le fameux « savoir-être ». Le savoir-être, c’est précisément ce qui est travaillé dans le cadre du Service Civique. Pour l’entreprise, ce travail préalable est donc précieux pour pérenniser les collaborations de demain.« 

Mathieu Robin : « Le Service Civique permet de développer plusieurs compétences et savoir-être essentiels pour l’insertion professionnelle sur notre territoire :
– La fidélité dans un engagement sur un temps long, même lorsque ce n’est pas simple ou moins « fun » par moment
– Le respect des horaires, la présentation, le travail en équipe, l’aisance orale, le relationnel
– S’engager sur une thématique qui n’était pas notre cœur de cible, apprendre à apprendre, s’apercevoir qu’on est capable d’aller dans une autre voie (orientation, réorientation) »

Rétroprojecteur sur « Challenge ton projet »

Retour sur un temps fort du programme « Rêve & Réalise », mené par 60 jeunes volontaires dans nos antennes de l’Isère, de la Loire et du Rhône.

Lors du temps fort « Challenge ton projet » , les différents profils engagés sur le programme « Rêve & Réalise » défilent devant des jurys de professionnels porteurs de conseils : une étape essentielle pour que ces projets en éveil puissent se concrétiser ou s’enrichir de nouvelles idées.

« Challenge ton projet » – Unis-Cité Loire – 28 mars 2019

Ainsi, à la Maison de l’Information sur la Formation et l’Emploi Loire Sud, 14 projets ont fait l’objet d’échanges constructifs entre volontaires entrainés et jurys attentifs. Aux côtés de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, la Ville de Saint-Étienne, La ferme en chantier, Rues du développement durable, le Collectif de Transition Citoyenne de la Loire, La Fondation Vinci pour la Cité et des bénévoles d’Unis-Cité Loire, Véronique Pretet, Chargée de mission  Politique de la Ville à Saint-Étienne Métropole, revient sur son rôle « coach » :

  • Pour quelles raisons avez-vous accepté de prendre part à ce temps et de soutenir plus globalement Unis-Cité Loire ?

Véronique Pretet : « Au-delà d’un soutien financier porté par Saint-Etienne Métropole, je souhaitais participer et suivre activement l’action pour mieux la comprendre. Je crois que je me suis, en plus, laissé prendre au jeu lorsque j’ai rencontré ces jeunes avec leur dynamisme et leur volonté. J’ai eu envie de participer encore plus, et si possible, les aider dans leurs démarches. D’autre part, je dois rajouter que l’équipe d’Unis-Cité Loire est très dynamique et que c’est un plaisir de participer à tous ces temps organisés pour faire avancer les projets des jeunes. »

  • Quel ressenti conservez-vous de la rencontre avec des volontaires engagés en Service Civique et la découverte des projets développés par ces derniers ?

Véronique Pretet : « J’ai été très agréablement surprise par l’implication de ces jeunes et leur motivation. J’avais déjà participé à une première rencontre de présentation des projets, et pour certains, j’ai vu le « chemin » parcouru et j’ai été « bluffée » ! Même si les jeunes ne développent pas l’activité qu’ils ont imaginée à terme, leurs projets sont vraiment intéressants et démontrent leur sensibilité à vouloir participer à des actions solidaires. »

  • Quels conseils et regard professionnel avez-vous pu apporter aux volontaires que vous avez coachés ?

Véronique Pretet : « L’intérêt d’une petite équipe (les jurys étant composés de quatre personnes, ndlr) avec des horizons et compétences différents, nous a permis de donner des conseils à tous. Que ce soit des conseils techniques, sur les partenaires à mobiliser (avec des contacts précis) pour la suite du projet, un regard sur la posture également et la communication… Nous avons encouragé tous les jeunes et surtout valorisé le travail réalisé. Cependant, nous avons essayé de rester justes et également fait les « mises en garde » qui nous semblaient nécessaires. »

Parmi les projets présentés, « Souvenirs en mouvement » porté par Anaïs Darne, consiste en l’animation d’ateliers de danse destinés aux personnes âgées du territoire de Saint-Étienne Métropole.

« Je n’ai pas trop appréhendé la rencontre avec le jury car nous savions que nous allions rencontrer des personnes bienveillantes. Le jury m’a proposé quelques pistes pour trouver des lieux d’intervention, mais c’est surtout de la motivation et de la confiance en moi que le jury m’a apportées. C’est vraiment rassurant de voir que mon projet rend enthousiastes des personnes extérieures et qu’ils m’encouragent à continuer dans cette voie. »

Ce même jour, à La Maison de l’Environnement de Lyon, les volontaires Rêve & Réalise Rhône ont présenté leurs projets devant des jurys issus d’associations et fondations : Avise, Enactus, Evolem Citoyen, Fondation Chanel, Fondation Vinci pour la Cité, Make Sense, Passerelle et Compétences. Des bénévoles et anciens volontaires engagés sur ce même programme ont également coachés les jeunes.

Françoise Duverger, partenaire impliquée au titre de la Fondation Vinci pour la Cité, s’avoue comme Véronique Pretet « bluffée«  par la qualité de présentation, la motivation et les étapes passées avec succès par les volontaires rencontrés. Elle affirme son soutien en tant que professionnelle porteuse d’un œil critique « au bon sens du terme« .

Ariane Brejon, volontaire participante, revient sur ce temps d’échanges :

« Je porte le projet « Mouvement d’ensemble » qui consiste à proposer des ateliers de danse contemporaine à des personnes en situation de handicap et des personnes valides, afin de créer du lien entre des publics qui n’ont pas forcément l’occasion de se rencontrer.
Les jurys m’ont donné plusieurs contacts intéressants pour la poursuite de mon projet, et ont également relevé des limites. Ce Challenge a été une étape importante dans l’évolution de mon projet ; il m’a permis de confronter mon idée auprès de nouvelles personnes et d’avoir ainsi des avis constructifs. »

Clara Roqueplan, porteuse du projet nommé « Migrant n’est pas mon nom » (qui vise à lutter contre l’isolement des jeunes mineurs non accompagnés) revient à son tour sur ce temps :

« J’ai trouvé que le Challenge était arrivé à la meilleure période possible, 3 mois avant la fin de notre mission. Ça m’a permis d’avoir de vrais retours sur ce que j’avais déjà mis en place avec les jeunes, et d’avoir de nouvelles idées pour la suite. Les questions de l’après Service Civique et de la pérennisation de mon projet se sont posées lors de ce Challenge ; je réfléchis encore à l’éventualité de créer une association. Cette journée m’a également permis de prendre du recul sur mon projet et de mettre des mots sur les 3 axes sur lesquels je travaille avec les jeunes : celui de la langue, de la culture et de la mobilité. »

Enfin, à Grenoble, les volontaires ont vécu un temps innovant, mis en place grâce au soutien d’Y-Nove.
A l’occasion d’une agora, nommée pour l’occasion « A[GO!]RÊVE », les volontaires ont exposé leurs projets en présence de partenaires membres de Cap Berriat, de la Ville de Grenoble ou de bénévoles de l’antenne Unis-Cité Isère.

« L’ensemble de l’événement a été pensé et animé par les 25 volontaires. Ils l’ont construit collectivement tout en menant leurs projets respectifs en parallèle » explique Rémi Pollard-Boulogne, coordinateur de l’équipe des volontaires.

Cet événement a permis d’apporter des coups de pouce aux projets présentés tout en incitant le grand public à proposer de nouvelles idées.

L’engagement en avant à Clermont-Ferrand

La première semaine d’avril s’est tenue, à Clermont-Ferrand, la Semaine du Service Civique et de l’engagement ou l’occasion de rencontrer les profils variés de volontaires engagés dans notre antenne de l’Auvergne.

Durant cette semaine initiée par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale du Puy-de-Dôme et l’Université Clermont Auvergne, les volontaires engagés avec Unis-Cité Auvergne ont rencontré des étudiants pour porter à leur connaissance cette opportunité d’engagement.

La conclusion de cette semaine fut animée par des volontaires du programme « Cinéma & Citoyenneté« . Ces derniers ont ainsi convié les étudiants à un ciné-débat axé sur l’engagement et la citoyenneté. Une découverte concrète des animations menées par les volontaires mobilisés sur cette mission durant 8 mois, en équipe et au contact du public, au format Unis-Cité.

Bravo aux volontaires et merci au soutien porté par Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, Préfète du Puy-de-Dôme, Mathias Bernard, Président de l’Université Clermont Auvergne et à l’Institut d’Auvergne du Développement des Territoires qui a accueilli cet événement.

Nous vous invitons à une séance de rattrapage en visionnant les témoignages de volontaires engagés avec Unis-Cité Auvergne, ici-même.

20 ans, un bel âge qui se partage

Le Mardi 12 Mars 2019, notre association a célébré ses 20 années d’engagement pour le Service Civique : une journée dédiée à nos partenaires, bénévoles, salariés et volontaires liés par des valeurs solidaires.

Crédits photos © David Desaleux – Unis-Cité Auvergne-Rhône-Alpes

Sous les rayons de la Presqu’île de Lyon, des dynamiques rangées orangées ont fait entendre leur engagement civique. Plus de 500 volontaires en Service Civique, accompagnés par une fanfare estudiantine, ont marché de la Place de la République à la Place Carnot en portant fièrement la couleur d’Unis-Cité.

Cette Marche festive, lancée par Gérard Collomb, Maire de Lyon, et Charles-Franck Lévy, Adjoint à la vie associative et à la jeunesse, a permis aux volontaires de départements divers de se rencontrer et d’aller vers des lyonnais interpellés par les étoiles semées.

Crédits photos © Louise Labrousse-Vergier – Unis-Cité Auvergne-Rhône-Alpes

Accompagnés des salariés de notre association, les volontaires ont terminé leur Marche au seuil de l’Hôtel de Région de Lyon avant d’intégrer une plénière inaugurée par Marie-Camille Rey, Vice-Présidente de la Région en charge de la jeunesse et de la vie associative, puis ponctuée de témoignages d’acteurs majeurs de l’histoire passée et actuelle d’Unis-Cité dont Marie Trellu-Kane, Présidente et co-fondatrice d’Unis-Cité National.

Crédits photos © David Desaleux – Unis-Cité Auvergne-Rhône-Alpes

Des tables rondes se sont tenues dans la salle de l’Assemblée en présence de partenaires et volontaires, témoins de l’utilité du Service Civique pour répondre aux grands enjeux de société, contribuer aux politiques publiques locales et participer à l’insertion socio-professionnelle des jeunes.
Des paroles de partenaires captées dans la région – à découvrir dans notre playlist dédiée – ont également été diffusées pour l’occasion.

Crédits photos © David Desaleux – Unis-Cité Auvergne-Rhône-Alpes

La soirée, agrémentée d’un message vidéo d’encouragement de Yannick Blanc, alors Président de l’Agence du Service Civique, fut clôturée par Emmanuel Aubry, Préfet, Secrétaire général de la préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances.

Nos 20 ans, un événement coloré dans lequel se replonger grâce à la vidéo captée :